La société pharmaceutique AbbVie a franchi une étape importante dans le traitement d’une maladie auto-immune cutanée difficile. La société a récemment déposé des demandes réglementaires visant l’approbation de Rinvoq pour le traitement des adultes et des adolescents atteints de vitiligo non segmentaire, élargissant ainsi le champ thérapeutique du médicament au-delà de ses usages établis dans les troubles rhumatologiques et gastro-intestinaux.
Double démarche d’approbation pour une maladie cutanée auto-immune
Les soumissions à la Food and Drug Administration (FDA) américaine et à l’Agence européenne des médicaments (EMA) représentent une stratégie réglementaire coordonnée pour commercialiser ce traitement sur deux continents. Le vitiligo non segmentaire, qui représente environ 90 % des cas de vitiligo, touche des millions de personnes dans le monde et se manifeste par une dépigmentation progressive de la peau. La maladie affecte souvent la qualité de vie et le bien-être psychologique des patients, rendant de nouvelles options thérapeutiques particulièrement précieuses pour cette population.
Succès des essais cliniques démontrant une repigmentation significative
Le parcours réglementaire est soutenu par des preuves cliniques solides issues du programme d’études de phase 3 Viti-Up d’AbbVie. Les essais ont montré que l’upadacitinib — principe actif de Rinvoq — a réussi à atteindre ses deux principaux objectifs d’efficacité. Plus précisément, le médicament a permis une amélioration d’au moins 50 % de la repigmentation totale de la peau du corps et d’au moins 75 % de la repigmentation faciale à la semaine 48 du traitement. Ces critères répondent directement aux manifestations visibles du vitiligo qui préoccupent le plus les patients, la participation du visage étant particulièrement source de détresse en raison de ses implications psychologiques et sociales.
Extension du rôle de Rinvoq dans les troubles inflammatoires
Rinvoq bénéficie déjà d’une approbation de la FDA pour le traitement de plusieurs maladies inflammatoires auto-immunes, notamment la polyarthrite rhumatoïde, la maladie de Crohn et la colite ulcéreuse. Cette indication pour le vitiligo viendrait ajouter une nouvelle pathologie à son portefeuille croissant d’usages approuvés. En tant qu’inhibiteur de JAK — une classe de médicaments modulant l’activité du système immunitaire — le mécanisme d’action de Rinvoq s’aligne bien avec la physiopathologie des maladies auto-immunes de la peau. Les données positives de la phase 3 pour le vitiligo suggèrent une large applicabilité de cette plateforme à diverses affections auto-immunes.
La réaction du marché à l’annonce reflétait la confiance des investisseurs, les actions d’AbbVie progressant suite à ces avancées réglementaires. Si l’approbation est accordée par les deux agences, Rinvoq pourrait offrir aux patients une option systémique très attendue pour gérer cette maladie cutanée persistante et psychologiquement impactante.
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Étape réglementaire pour Rinvoq d'AbbVie dans le traitement du vitiligo
La société pharmaceutique AbbVie a franchi une étape importante dans le traitement d’une maladie auto-immune cutanée difficile. La société a récemment déposé des demandes réglementaires visant l’approbation de Rinvoq pour le traitement des adultes et des adolescents atteints de vitiligo non segmentaire, élargissant ainsi le champ thérapeutique du médicament au-delà de ses usages établis dans les troubles rhumatologiques et gastro-intestinaux.
Double démarche d’approbation pour une maladie cutanée auto-immune
Les soumissions à la Food and Drug Administration (FDA) américaine et à l’Agence européenne des médicaments (EMA) représentent une stratégie réglementaire coordonnée pour commercialiser ce traitement sur deux continents. Le vitiligo non segmentaire, qui représente environ 90 % des cas de vitiligo, touche des millions de personnes dans le monde et se manifeste par une dépigmentation progressive de la peau. La maladie affecte souvent la qualité de vie et le bien-être psychologique des patients, rendant de nouvelles options thérapeutiques particulièrement précieuses pour cette population.
Succès des essais cliniques démontrant une repigmentation significative
Le parcours réglementaire est soutenu par des preuves cliniques solides issues du programme d’études de phase 3 Viti-Up d’AbbVie. Les essais ont montré que l’upadacitinib — principe actif de Rinvoq — a réussi à atteindre ses deux principaux objectifs d’efficacité. Plus précisément, le médicament a permis une amélioration d’au moins 50 % de la repigmentation totale de la peau du corps et d’au moins 75 % de la repigmentation faciale à la semaine 48 du traitement. Ces critères répondent directement aux manifestations visibles du vitiligo qui préoccupent le plus les patients, la participation du visage étant particulièrement source de détresse en raison de ses implications psychologiques et sociales.
Extension du rôle de Rinvoq dans les troubles inflammatoires
Rinvoq bénéficie déjà d’une approbation de la FDA pour le traitement de plusieurs maladies inflammatoires auto-immunes, notamment la polyarthrite rhumatoïde, la maladie de Crohn et la colite ulcéreuse. Cette indication pour le vitiligo viendrait ajouter une nouvelle pathologie à son portefeuille croissant d’usages approuvés. En tant qu’inhibiteur de JAK — une classe de médicaments modulant l’activité du système immunitaire — le mécanisme d’action de Rinvoq s’aligne bien avec la physiopathologie des maladies auto-immunes de la peau. Les données positives de la phase 3 pour le vitiligo suggèrent une large applicabilité de cette plateforme à diverses affections auto-immunes.
La réaction du marché à l’annonce reflétait la confiance des investisseurs, les actions d’AbbVie progressant suite à ces avancées réglementaires. Si l’approbation est accordée par les deux agences, Rinvoq pourrait offrir aux patients une option systémique très attendue pour gérer cette maladie cutanée persistante et psychologiquement impactante.