Uber Technologies a récemment publié ses résultats financiers du quatrième trimestre 2025, révélant une entreprise à la croisée des chemins entre une croissance impressionnante et de nouvelles menaces concurrentielles. Si la performance opérationnelle du géant du covoiturage reste solide, la montée en puissance des véhicules autonomes—notamment Waymo d’Alphabet—est devenue la préoccupation dominante pour les investisseurs. Pour ceux qui détiennent déjà des actions Uber, la question n’est pas de savoir s’il faut abandonner, mais plutôt comment maintenir leur conviction face aux vents contraires à court terme.
Derniers résultats financiers du T4 2025 : une résilience remarquable
La performance du quatrième trimestre 2025 de l’entreprise a affiché des chiffres remarquables. Uber a enregistré un chiffre d’affaires d’environ 14,28 milliards de dollars, en hausse robuste de 19,4 % par rapport à la même période l’année précédente. La prévision des réservations brutes, comprise entre 52,25 et 53,75 milliards de dollars—soit une croissance de 17 % à 21 % en glissement annuel—démontre l’expansion continue de la plateforme dans les segments mobilité et livraison.
Les projections d’EBITDA ajusté, comprises entre 2,41 et 2,51 milliards de dollars, en croissance de 31 % à 36 %, soulignent une amélioration de l’efficacité opérationnelle. Pour l’année complète 2025, les estimations consensuelles de Zacks tablent sur un chiffre d’affaires de 51,9 milliards de dollars, en progression de 18 % par rapport à l’année précédente, tandis que le bénéfice par action devrait atteindre 5,4 dollars, soit une croissance de 18,4 %.
Historiquement, Uber a surpassé les attentes en matière de bénéfices avec une moyenne de dépassement de 242,6 % sur les quatre derniers trimestres, ce qui suggère que la direction a été prudente dans ses prévisions. Ce palmarès renforce la confiance que les projections prospectives laissent une marge pour des surprises positives.
La croissance de Waymo : la véritable histoire derrière la baisse du cours d’Uber
La baisse de 15 % du cours en trois mois raconte une histoire sur le sentiment du marché qui va bien au-delà des résultats trimestriels. Le mois dernier, Waymo d’Alphabet a annoncé avoir dépassé les 450 000 courses payantes hebdomadaires—soit près du double des 250 000 rapportés en avril 2025. Cette accélération a déstabilisé les investisseurs, inquiets de la menace existentielle que représentent les véhicules autonomes pour le modèle traditionnel de covoiturage.
Lancé en 2009 dans le cadre de l’initiative de voitures autonomes de Google, puis devenu une entité indépendante sous l’égide d’Alphabet, Waymo exploite désormais des flottes entièrement sans conducteur dans plusieurs villes américaines, sans safety drivers. La société a réussi à passer de pilotes limités à un déploiement commercial à grande échelle en un peu plus d’un an, démontrant que la transition vers les véhicules autonomes n’est plus une théorie—elle est en cours.
Cependant, il est crucial de reconnaître que le succès de Waymo ne signifie pas nécessairement la fin d’Uber. Les deux opèrent sur des marchés différents mais en partie overlapping. Uber conserve des avantages importants : un réseau de conducteurs massif qui a nécessité des années pour se construire, des relations solides avec des millions d’utilisateurs, et des sources de revenus diversifiées au-delà du covoiturage. De plus, la disponibilité du service Waymo reste géographiquement limitée, tandis qu’Uber opère à l’échelle mondiale.
La valorisation : un point positif à ne pas négliger
Du point de vue de la valorisation, les indicateurs actuels d’Uber suggèrent que le marché pourrait surévaluer les risques liés aux robotaxis par rapport aux fondamentaux. Avec un ratio P/E à terme de 22,15—en dessous de la moyenne de 29,5 du secteur des services internet—Uber semble raisonnablement valorisé pour une entreprise de sa taille et de sa trajectoire de croissance.
Comparativement, Lyft se négocie à un multiple encore plus faible de 11,37, ce qui soulève des questions sur le fait que le secteur du covoiturage dans son ensemble ait été puni de manière indifférenciée. La capitalisation boursière d’environ 201 milliards de dollars d’Uber en fait l’une des entreprises les plus valorisées au monde, lui conférant des ressources financières importantes pour naviguer dans les transitions sectorielles et investir dans ses propres initiatives de véhicules autonomes.
La diversification stratégique de l’entreprise dans la livraison de nourriture, le fret et les marchés internationaux s’est avérée judicieuse. Ces flux de revenus réduisent la dépendance à une seule activité et renforcent la solidité financière face aux ralentissements sectoriels.
Pourquoi les investisseurs devraient garder patience : la nécessité de la résilience
Pour ceux qui détiennent actuellement des actions Uber, céder face à l’anxiété à court terme serait prématuré. Plusieurs facteurs soutiennent la nécessité de maintenir leur position durant cette phase de transition.
Premièrement, les efforts de diversification d’Uber constituent une protection contre la concurrence à vecteur unique. Contrairement à Lyft, qui reste fortement dépendante du covoiturage, Uber a développé plusieurs sources de revenus qui réduisent globalement le risque. L’expansion internationale, notamment dans les marchés à forte croissance, offre une diversification géographique qui protège contre les défis locaux.
Deuxièmement, la stratégie de la direction en matière de véhicules autonomes n’est pas passive. Si Waymo fait la une, Uber investit dans cette technologie via des partenariats et des acquisitions. La conférence du quatrième trimestre a fourni des mises à jour sur ces initiatives, suggérant que la direction reconnaît l’impératif de participer à cette révolution technologique plutôt que d’en être victime.
Troisièmement, l’environnement réglementaire reste en évolution. La récente décision de la cour néerlandaise, qui a requalifié les conducteurs en travailleurs indépendants plutôt qu’en employés, profite en réalité à la structure de coûts et à la flexibilité opérationnelle d’Uber—une évolution qui a été peu remarquée lors de la récente baisse du marché.
Les vents contraires à surveiller
Il ne faut pas ignorer que détenir des actions Uber comporte des risques légitimes. La pression tarifaire pourrait comprimer les marges à court terme. La hausse des coûts d’exploitation et l’endettement élevé représentent des défis structurels nécessitant une gestion continue. La vitesse d’expansion géographique de Waymo mérite une attention particulière, tout comme les avancées d’Uber dans ses propres véhicules autonomes.
Cependant, ces éléments doivent inciter à une surveillance attentive plutôt qu’à une sortie immédiate. Les prévisions données lors de la saison des résultats—et non seulement les chiffres financiers bruts—offriront la meilleure indication de la confiance de la direction quant à la position concurrentielle et à la trajectoire opérationnelle à venir.
En résumé
Pour les investisseurs qui se demandent s’il faut conserver ou vendre : il faut garder. Uber fait face à des pressions concurrentielles réelles qui justifient la prudence et une surveillance attentive, mais les fondamentaux du business restent intacts. La taille, la diversification, la résilience et les indicateurs de valorisation de l’entreprise plaident en faveur du maintien de la position durant cette période d’incertitude plutôt que de réaliser des pertes dans la volatilité à court terme. La patience stratégique, combinée à une vigilance continue sur les développements concurrentiels et les orientations de la direction, constitue la voie la plus prudente plutôt que la vente réactive.
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Pour détenir des actions Uber : pourquoi les investisseurs à long terme ne devraient pas paniquer face aux préoccupations sur les robotaxis
Uber Technologies a récemment publié ses résultats financiers du quatrième trimestre 2025, révélant une entreprise à la croisée des chemins entre une croissance impressionnante et de nouvelles menaces concurrentielles. Si la performance opérationnelle du géant du covoiturage reste solide, la montée en puissance des véhicules autonomes—notamment Waymo d’Alphabet—est devenue la préoccupation dominante pour les investisseurs. Pour ceux qui détiennent déjà des actions Uber, la question n’est pas de savoir s’il faut abandonner, mais plutôt comment maintenir leur conviction face aux vents contraires à court terme.
Derniers résultats financiers du T4 2025 : une résilience remarquable
La performance du quatrième trimestre 2025 de l’entreprise a affiché des chiffres remarquables. Uber a enregistré un chiffre d’affaires d’environ 14,28 milliards de dollars, en hausse robuste de 19,4 % par rapport à la même période l’année précédente. La prévision des réservations brutes, comprise entre 52,25 et 53,75 milliards de dollars—soit une croissance de 17 % à 21 % en glissement annuel—démontre l’expansion continue de la plateforme dans les segments mobilité et livraison.
Les projections d’EBITDA ajusté, comprises entre 2,41 et 2,51 milliards de dollars, en croissance de 31 % à 36 %, soulignent une amélioration de l’efficacité opérationnelle. Pour l’année complète 2025, les estimations consensuelles de Zacks tablent sur un chiffre d’affaires de 51,9 milliards de dollars, en progression de 18 % par rapport à l’année précédente, tandis que le bénéfice par action devrait atteindre 5,4 dollars, soit une croissance de 18,4 %.
Historiquement, Uber a surpassé les attentes en matière de bénéfices avec une moyenne de dépassement de 242,6 % sur les quatre derniers trimestres, ce qui suggère que la direction a été prudente dans ses prévisions. Ce palmarès renforce la confiance que les projections prospectives laissent une marge pour des surprises positives.
La croissance de Waymo : la véritable histoire derrière la baisse du cours d’Uber
La baisse de 15 % du cours en trois mois raconte une histoire sur le sentiment du marché qui va bien au-delà des résultats trimestriels. Le mois dernier, Waymo d’Alphabet a annoncé avoir dépassé les 450 000 courses payantes hebdomadaires—soit près du double des 250 000 rapportés en avril 2025. Cette accélération a déstabilisé les investisseurs, inquiets de la menace existentielle que représentent les véhicules autonomes pour le modèle traditionnel de covoiturage.
Lancé en 2009 dans le cadre de l’initiative de voitures autonomes de Google, puis devenu une entité indépendante sous l’égide d’Alphabet, Waymo exploite désormais des flottes entièrement sans conducteur dans plusieurs villes américaines, sans safety drivers. La société a réussi à passer de pilotes limités à un déploiement commercial à grande échelle en un peu plus d’un an, démontrant que la transition vers les véhicules autonomes n’est plus une théorie—elle est en cours.
Cependant, il est crucial de reconnaître que le succès de Waymo ne signifie pas nécessairement la fin d’Uber. Les deux opèrent sur des marchés différents mais en partie overlapping. Uber conserve des avantages importants : un réseau de conducteurs massif qui a nécessité des années pour se construire, des relations solides avec des millions d’utilisateurs, et des sources de revenus diversifiées au-delà du covoiturage. De plus, la disponibilité du service Waymo reste géographiquement limitée, tandis qu’Uber opère à l’échelle mondiale.
La valorisation : un point positif à ne pas négliger
Du point de vue de la valorisation, les indicateurs actuels d’Uber suggèrent que le marché pourrait surévaluer les risques liés aux robotaxis par rapport aux fondamentaux. Avec un ratio P/E à terme de 22,15—en dessous de la moyenne de 29,5 du secteur des services internet—Uber semble raisonnablement valorisé pour une entreprise de sa taille et de sa trajectoire de croissance.
Comparativement, Lyft se négocie à un multiple encore plus faible de 11,37, ce qui soulève des questions sur le fait que le secteur du covoiturage dans son ensemble ait été puni de manière indifférenciée. La capitalisation boursière d’environ 201 milliards de dollars d’Uber en fait l’une des entreprises les plus valorisées au monde, lui conférant des ressources financières importantes pour naviguer dans les transitions sectorielles et investir dans ses propres initiatives de véhicules autonomes.
La diversification stratégique de l’entreprise dans la livraison de nourriture, le fret et les marchés internationaux s’est avérée judicieuse. Ces flux de revenus réduisent la dépendance à une seule activité et renforcent la solidité financière face aux ralentissements sectoriels.
Pourquoi les investisseurs devraient garder patience : la nécessité de la résilience
Pour ceux qui détiennent actuellement des actions Uber, céder face à l’anxiété à court terme serait prématuré. Plusieurs facteurs soutiennent la nécessité de maintenir leur position durant cette phase de transition.
Premièrement, les efforts de diversification d’Uber constituent une protection contre la concurrence à vecteur unique. Contrairement à Lyft, qui reste fortement dépendante du covoiturage, Uber a développé plusieurs sources de revenus qui réduisent globalement le risque. L’expansion internationale, notamment dans les marchés à forte croissance, offre une diversification géographique qui protège contre les défis locaux.
Deuxièmement, la stratégie de la direction en matière de véhicules autonomes n’est pas passive. Si Waymo fait la une, Uber investit dans cette technologie via des partenariats et des acquisitions. La conférence du quatrième trimestre a fourni des mises à jour sur ces initiatives, suggérant que la direction reconnaît l’impératif de participer à cette révolution technologique plutôt que d’en être victime.
Troisièmement, l’environnement réglementaire reste en évolution. La récente décision de la cour néerlandaise, qui a requalifié les conducteurs en travailleurs indépendants plutôt qu’en employés, profite en réalité à la structure de coûts et à la flexibilité opérationnelle d’Uber—une évolution qui a été peu remarquée lors de la récente baisse du marché.
Les vents contraires à surveiller
Il ne faut pas ignorer que détenir des actions Uber comporte des risques légitimes. La pression tarifaire pourrait comprimer les marges à court terme. La hausse des coûts d’exploitation et l’endettement élevé représentent des défis structurels nécessitant une gestion continue. La vitesse d’expansion géographique de Waymo mérite une attention particulière, tout comme les avancées d’Uber dans ses propres véhicules autonomes.
Cependant, ces éléments doivent inciter à une surveillance attentive plutôt qu’à une sortie immédiate. Les prévisions données lors de la saison des résultats—et non seulement les chiffres financiers bruts—offriront la meilleure indication de la confiance de la direction quant à la position concurrentielle et à la trajectoire opérationnelle à venir.
En résumé
Pour les investisseurs qui se demandent s’il faut conserver ou vendre : il faut garder. Uber fait face à des pressions concurrentielles réelles qui justifient la prudence et une surveillance attentive, mais les fondamentaux du business restent intacts. La taille, la diversification, la résilience et les indicateurs de valorisation de l’entreprise plaident en faveur du maintien de la position durant cette période d’incertitude plutôt que de réaliser des pertes dans la volatilité à court terme. La patience stratégique, combinée à une vigilance continue sur les développements concurrentiels et les orientations de la direction, constitue la voie la plus prudente plutôt que la vente réactive.