Il y a peu, je lisais sur le fonctionnement réel de nos monnaies et j’ai été surpris par quelque chose que nous passons probablement sous silence : la monnaie fiduciaire que nous utilisons tous les jours est essentiellement de la confiance imprimée sur du papier. Sans soutien en or, sans rien de tangible. Juste des billets qui ont de la valeur parce que le gouvernement dit qu’ils en ont, et parce que nous y croyons tous.



Réfléchis bien. Le real, le dollar, l’euro — ce sont tous des exemples de monnaie fiduciaire. Elles n’ont pas de valeur intrinsèque comme l’avait l’or. Leur pouvoir d’achat dépend entièrement de trois choses : que le gouvernement ait l’autorité de l’émettre, que les gens l’utilisent dans les transactions, et qu’ils aient confiance pour que cela reste valable demain.

Ce qui est intéressant, c’est que ce n’a pas toujours été le cas. En Chine, durant la dynastie Song entre 960 et 1279, sont apparus les premiers billets de papier. Avant cela, le monde fonctionnait avec l’étalon-or — chaque billet en circulation était garanti par des réserves de métal. Cela a changé après la Première Guerre mondiale, lorsque les gouvernements ont commencé à adopter le système de monnaie fiduciaire que nous connaissons aujourd’hui.

La différence est cruciale : avec l’or, si un gouvernement imprimait plus de billets sans avoir le métal correspondant, la monnaie se dévalorisait automatiquement. Aujourd’hui, il n’y a pas cette limitation physique. Un gouvernement peut imprimer autant qu’il veut, et c’est exactement cela qui cause l’inflation ou l’hyperinflation lorsqu’il perd le contrôle.

Les avantages de la monnaie fiduciaire sont clairs. Elle est peu coûteuse à produire — juste du papier imprimé. Elle est acceptée mondialement, ce qui facilite le commerce international. Et elle est facile à transporter et à stocker comparé aux lingots d’or.

Mais ses inconvénients sont tout aussi importants. Sans soutien en rien de tangible, la monnaie fiduciaire est totalement exposée au risque de dévaluation. Et voici le point critique : tout dépend de la confiance. Si la population perd foi en le gouvernement ou en la stabilité économique, sa valeur s’effondre rapidement.

Maintenant, c’est là que la discussion sur les cryptomonnaies entre en jeu. Alors que la monnaie fiduciaire est centralisée — contrôlée par les banques centrales et les gouvernements — Bitcoin et autres cryptomonnaies sont totalement décentralisées. Il n’y a pas d’autorité centrale qui émet. La valeur ne vient pas de la confiance en une institution, mais de l’offre et de la demande sur le marché.

C’est une différence fondamentale. Avec la monnaie fiduciaire, le gouvernement peut intervenir, contrôler, réguler. Avec les cryptomonnaies, ce n’est pas possible. Les transactions se font librement sans intermédiaires.

Au final, comprendre comment fonctionne la monnaie fiduciaire vous aide à voir pourquoi les cryptomonnaies ont émergé en premier lieu. Elles sont une réponse à des systèmes qui dépendent de la confiance dans des institutions centrales. Et c’est quelque chose qui vaut la peine de réfléchir, surtout quand on voit comment évoluent les marchés financiers.
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