La guerre au Liban ne s'est pas arrêtée — Israël continue ses raids aériens, le prix de la trêve ne comprenant pas le Liban



L'accord de cessez-le-feu entre les États-Unis et l'Iran entre dans son cinquième jour, mais la guerre au Liban fait toujours rage. Le 11 avril, l'armée israélienne a publié une déclaration indiquant qu'au cours des dernières 24 heures, elle avait frappé plus de 200 cibles du Hezbollah libanais à l'intérieur du Liban. Par ailleurs, Israël a clairement indiqué que la trêve ne couvre pas le Liban, refusant de discuter d'un cessez-le-feu avec le Hezbollah. Cette « guerre sans trêve incluant le Liban » entraîne un coût humanitaire de plus en plus lourd.

1. Dernières opérations : plus de 200 cibles frappées

L'armée de l'air continue de bombarder les infrastructures du Hezbollah et de soutenir les forces terrestres israéliennes opérant dans le sud du Liban. Selon la chaîne de télévision israélienne Channel 12, l'armée mène des frappes précises contre des cibles du Hezbollah dans plusieurs directions. Le Hezbollah a également riposté. Le 10 avril, le Hezbollah a lancé des roquettes sur une ville du nord d'Israël, mais aucune alerte de défense aérienne n’a été déclenchée localement. Une enquête préliminaire indique que ces roquettes n’ont pas été détectées par le système de détection, ce qui a empêché l’émission d’un avertissement en temps utile.

2. Raid sur un bâtiment gouvernemental : 13 agents de sécurité tués

Le 10 avril, l'armée israélienne a bombardé le bâtiment du gouvernement de Nabatiyeh, dans le sud du Liban, qui abrite le bureau régional de la Direction de la sécurité nationale libanaise. Cet attaque a causé la mort de 13 agents de sécurité. C’est la deuxième frappe ciblée contre un objectif gouvernemental depuis le début de la grande campagne de bombardements israéliens au Liban le 8 avril.

La Direction de la sécurité nationale libanaise a fermement condamné cette attaque dans un communiqué, la qualifiant d’« atteinte flagrante à la souveraineté nationale du Liban ».

3. Le bilan humain continue de s’alourdir

Selon un communiqué du ministère de la Santé libanais publié le 10 avril, les bombardements massifs israéliens du 8 avril ont causé la mort de 357 personnes et fait 1223 blessés. Le communiqué indique que les équipes de secours poursuivent le déblaiement des décombres et la recherche des corps, mais que de nombreux fragments de corps non identifiables doivent être analysés pour confirmer l’identité des victimes.

Depuis la reprise des hostilités entre le Liban et Israël le 2 mars, les attaques israéliennes ont causé la mort de 1953 personnes et blessé 6303 autres. Après l’annonce du cessez-le-feu par l’Iran et les États-Unis, l’armée israélienne a déclaré le 8 avril avoir mené la « plus grande opération » contre le Hezbollah libanais depuis le début du conflit israélo-iranien-américain. Selon un rapport précédent du département de la défense civile libanais, c’était la journée avec le plus grand nombre de victimes en une seule journée depuis début mars.

4. La réunion entre le Liban et Israël prévue le 14 avril, mais sans dialogue avec le Hezbollah

Les canaux diplomatiques s’ouvrent difficilement. Le Liban et Israël ont accepté de tenir une première réunion le 14 avril au Département d’État américain pour discuter de l’annonce d’un cessez-le-feu et de la date de négociations. Selon des médias israéliens, l’ambassadeur israélien aux États-Unis, Lait, a confirmé que la partie israélienne acceptait de commencer des pourparlers de paix avec le gouvernement libanais à Washington le 14, mais a clairement refusé de discuter d’un cessez-le-feu avec le Hezbollah libanais.

Cela signifie que, même si la réunion du 14 avril se tient comme prévu, les négociations ne concerneront que le gouvernement libanais, le Hezbollah — véritable partie en conflit — n’étant pas inclus dans le cadre des négociations. Le député affilié au Hezbollah, Fayyaz, a déjà déclaré publiquement que le Hezbollah refusait une « négociation directe ».

5. Réactions et avertissements de la communauté internationale

Le Premier ministre espagnol Sánchez a déclaré le 10 avril que l’Union européenne devait agir pour limiter le gouvernement israélien afin d’éviter que le Liban ne devienne « le deuxième Gaza ». Des rassemblements massifs ont également eu lieu le 10 avril dans plusieurs endroits, notamment à Sanaa, la capitale du Yémen, pour dénoncer les attaques continues d’Israël contre le Liban.

Le Conseil de sécurité de l’ONU s’est également dit profondément préoccupé par la situation au Liban. Avec l’intensification des raids, la crise humanitaire s’aggrave dans le sud du Liban et dans la vallée de la Bekaa. Plus d’un million de Libanais ont perdu leur domicile à cause des bombardements israéliens, dont plus de 130 000 ont été relogés dans des refuges désignés par le gouvernement.

Cessez-le-feu entre l’Iran et les États-Unis, pas pour Israël. Depuis le 8 avril, la force israélienne a intensifié ses attaques contre le Liban — bombardements ayant causé 357 morts, la frappe sur le bâtiment gouvernemental ayant fait 13 morts, et plus de 200 cibles bombardées en continu. La réunion à Washington le 14 avril est imminente, mais la position israélienne de refus de dialogue avec le Hezbollah rend l’avenir de la paix incertain. Cette « guerre unilatérale » pourrait-elle s’étendre à un conflit total si les négociations entre les États-Unis et l’Iran échouent ? La plus grande incertitude plane sur le Moyen-Orient.
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